master capes 2010

Publié le par jean-paul Revauger

Quel master capes ? Quelques idées.

 

Offrir aux étudiants de Bordeaux la possiblité de préparer et d’être reçus au Capes est pour notre service public une priorité. Personne n’est satisfait des règles imposées par le Ministère, mais il faut bien s’inscrire dans ce cadre, en faisant pour le mieux.

 

  1. Cela ne doit pas nous empêcher de plaider pour une évolution, et notamment pour que lors de la première année d’exercice, le service d’enseignement soit allégé, et la priorité donnée à la  formation professionnelle, ce qui tombe sous le sens. Un  enseignant doit être formé sur le plan professionnel, et il est impossible de le faire en restant à un niveau théorique. Les cours de didactique et les stages prévus avant le concours ne sont pas inutiles, mais n’ont qu’un lointain rapport avec une présence permanente dans une classe, tout au long de l’année. Une  formation en didactique offerte avant le concours ne remplacera jamais la formation  en situation réelle, et la réflexion sur la pratique du métier. Il serait donc illusoire d'imaginer pouvoir compenser la disparition de l'année de formation professionnelle en ajoutant des cours de didactique et des stages en amont dans le cursus. 

 

  1. Il est essentiel de respecter la diversité des situations, des parcours et des choix fait par les étudiants. Les établissements de formation pédagogique, comme les vieilles écoles normales, avaient une culture autoritaire, qui n’est plus de mise aujourd’hui avec des étudiants. Le mythe d’un moule unique pour les futurs enseignants est mort, seule doit compter aujourd’hui la préparation et la réussite au concours. Certains étudiants souhaiteront passer le concours le plus rapidement possible après la licence. D’autres voudront faire un master recherche dans leur discipline avant de passer le concours. D’autres voudront suivre des enseignements de didactique lourds avant de passer le concours. D’autres viendront de l’étranger, avec des diplômes étrangers.

 

  1. Le concours, dans certaines disciplines, peut parfaitement se passer en deux ans après la licence, et non en 3 comme certains le proposent. L’année de master 1 peut être organisée de façon souple, en ménageant à la fois des séminaires de recherche et disciplinaires et de la didactique, l’année de master 2 étant consacrée pour l’essentiel aux épreuves du concours, disciplinaires et didactiques. Pour les étudiants passant en même temps master 2 et capes , le mémoire peut consister en une réflexion de type didactique s’appuyant sur un stage.  Il faut distinguer les mémoires de type « recherche », qui se préparent, parfois non sans mal, dans les master « recherche » et les mémoires du parcours capes, qui, tout en  contenant une vraie réflexion, doivent être de nature « professionnelle ».  La somme des enseignements proposés doit être raisonnable, et ne pas dépasser le seuil qui empêche les étudiants de travailler par eux-mêmes. Des semaines à 25 heures de cours, comme certains le proposent, sont à bannir. La moitié est bien suffisante. L’expérience montre que les étudiants travaillent de façon intensive pendant l’année du concours, car l’enjeu est de taille. La formation en M2/capes peut parfaitement être très solide, à l’instar de celle qui a lieu aujourd’hui.

 

  1. Une année spéciale de préparation au capes, donnant le statut d’étudiant, doit être possible après un master recherche, comme après un master enseignement , en particulier dans ce dernier cas pour ceux qui auront échoué au capes une première fois, pendant leur M2, et auront été reçus au M2 . Cette année comrpendrait du renforcement discplinaire surout  méthodologique, et de la didactiaque

 

 

  1. Un projet soumis actuellement dans notre université me parait d’une extrême complexité, très lourd,  et laisse entendre que la préparation du capes en 3 ans deviendrait une espèce de norme implicite. Cela n’est nullement obligatoire. Dans la mesure où de nombreux étduiants sont reçus lors de leur première candidature au capes, aujourd’hui à bac + 4, il serait vraiment pénalisant d’amener le concours à bac +6. Cela représenterait une lourde charge pour les étudiants, les familles, et reculerait l’entrée dans le métier inutilement.  Le coût d’un projet en 3 ans, assorti de nombreux cours, serait en outre extrêmement élevé, sans véritable justification.

 

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